Patricia Marcos psychothérapeute - Définitions des pratiques
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Définitions des différentes pratiques

                                     La Psychothérapie -corporelle

L'approche verbale de la psychanalyse met le corps entre parenthèses, même si certains disciples de Freud, très controversés à leur époque, en avaient perçu l'importance.

Nous savons aujourd'hui qu'il y a entre le corps et l'esprit interaction.
Nous ne pouvons dissocier ces deux dimensions de notre soi.
Considérer l'une plus que l'autre amènerait un déséquilibre de vie aussi bien physique, psychique, que relationnel.

Ce qui suppose également d'avoir une approche systémique en considérant chaque cas dans son entité, dans son contexte; environnement écologique, milieu socioculturel, situation familiale ou conjugale, vie professionnelle. Concevoir l'individu séparé de son milieu est aussi inconcevable que la notion de dualité corps/esprit.

La Thérapie psychocorporelle fait partie du courant de la psychologie humaniste. Elle est centrée sur le client et son objectif est de lui proposer une relation d'aide pour confirmer l'expérience de son moi potentiel, et favoriser l'épanouissement de sa personnalité de manière à le rendre le plus indépendant et le plus autonome possible. Il s'agit moins de résoudre un problème que de permettre à la personne de trouver le moyen de le faire par elle- même.

Le psychothérapeute, se pose en tant que personne face à son client et privilégie le vécu à l'expliqué, l'empathie à l'interprétation.

L'origine de la thérapie psychocorporelle est apparu dans les années 1930. Elle découle des travaux de Reich, élève de Freud, qui a commencé à faire le lien entre les troubles du comportement et des tensions spécifiques dans le corps. Pour Reich, le corps garde les blessures émotionnelles ; c'est la notion de "cuirasse musculaire somatique".
   
    
Beaucoup d'autres psychothérapeutes humanistes ont affiné ces travaux, par exemple:


  • Alexander Lowen, Docteur en médecine et psychanalyste américain. Élève de Wihelm Reich, il invente l'analyse bioénergie dans les années 1950, qu'il adjoint à l'analyse verbale corporelle avec des exercices à l'appui.

  •  Fritz Perls avec la Gestalt thérapie psychanalyste d'origine allemande, met l'accent sur la prise de conscience du processus en cours dans l'ici et maintenant de chaque situation; il développe le sens de la responsabilité et réhabilite le ressenti émotionnel, corporel, trop souvent censuré par la culture occidentale.

  • Leonard Orr avec le Rebirth travaille sur les états modifiés de conscience avec la respiration.

  • Jack Painter avec l'intégration posturale (massage dans les muscles profonds).





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pierre eau










La Sophrologie Caycedienne 

Le mot sophrologie est créé en 1960 par un neuropsychiatre colombien de 28 ans, le docteur Alphonse Caycedo.
Il rencontre Binswanger, grand phénoménologue.
Puis il fait un voyage en Inde et au japon qui durera deux ans pour approfondir l’approche phénoménologique des états modifiés de conscience. il crée à son retour les trois degrés principaux de la relaxation dynamique.

Phénoménologie : faire en premier lieu table rase des concepts antérieurs, suspendre ensuite son jugement et enfin focaliser son attention sur l’objet de ladite recherche. Ou plus simplement : c’est l’art d’observer les phénomènes comme si c’était la première fois et sans jugement.

Définition de la sophrologie caycédienne
SOS = harmonie, tranquille, serein
PHREN = conscience, enveloppe
Logos = étude, science, connaissance
Caycédienne : protège la méthode de Docteur Caycédo

La sophrologie est une méthode complète de relaxation et de connaissance de soi. Elle est une science phénoménologique qui étudie la conscience humaine. C’est une philosophie humaniste et transcendante, ainsi qu’une méthode pratique et restructurante.
En agissant sur l’élément corps, on agit conjointement sur l’élément esprit et âme, et vice-versa.

Les applications de la sophrologie

-versant  socio-prophylactique : en préservant une harmonie et un équilibre au niveau psychologique, émotionnel et physique, nous pouvons développer et renforcer notre bien-être et notre santé. Cette approche a pour but également  d’optimiser les performances professionnelles et la qualité relationnelle en entreprise.

-versant pédagogique : c’est le versant qui a fait la réputation de la sophrologie avec la préparation des sportifs de haut niveau, la préparation à l’accouchement, à un examen… Mais aussi la préparation des malades en fin de vie, ou les applications dans le domaine de l’art et de la créativité.

-versant gestion du stress et développement personnel : pour préserver son capital santé en gérant mieux son stress, et essentiellement axé sur une approche humaniste du développement et du progrès de l’individu en bonne santé dans la société.

- versant clinique : thérapie psychocorporelle pour accéder à une meilleure connaissance de soi

Les techniques sophrologiques
Les techniques statiques : pratiquées le plus souvent assises ou allongées, elles initient au lâcher prise et favorisent des techniques plus spécifiques. Citons par exemple : Pour des préparations sportives, examen, accouchement phobie, gestion de la douleur et du stress.

Les techniques de relaxation dynamique
La relaxation caycédienne de Caycédo R D C et les techniques spécifiques de chaque cycle constituent le processus vivantiel propre de la sophrologie caycédienne. Elles s’emploient avec succès dans la thérapeutique, la pédagogie, le sport et la prophylaxie sociale.
Elle se pratique en individuel ou plus souvent en groupe, elle est dynamique:

La sophrologie est un moyen de retrouver une meilleure santé et une prévention contre les maladies psychosomatiques. Prendre en charge sa santé, c’est reprendre sa vie en main. La concentration, l’intuition, la mémoire, la confiance, la sécurité intérieure, la motivation, le bien-être sont développés tout au long de la pratique.



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neuro












La Méditation pleine conscience et les neurosciences



Depuis plusieurs années l’orient et l’occident se rencontre autour de la science.
 
Des 1970 des recherches menées par des scientifiques, des professionnels de la santé et des pratiquants ont clairement mis en évidence les bienfaits de la relaxation et de la  Méditation pour la santé physique et psychique.

Le cardiologue américain Herbert Benson commence des études très scientifiques sur les effets de la relaxation par rapport au stress ; il poursuit avec la méditation, et cela donnera un congrès en 1995 “Science et tradition religieuse” qui sera un tremplin pour d’autres recherches. 

En 1980  Richard Davidson, professeur de psychiatrie à l’Université du Wisconsin  possède un labo de recherche ultramoderne en neuroscience, il entreprend des recherches sur la relaxation et les les états de consciences modifiés

Dès 1992, il commence des recherches sur la méditation avec le Dalaï lama et une équipe de méditants tibétains dont Matthieu Ricard. 


Fransesco Varela, neurobiologiste chilien  dès 1985 commence des études scientifiques pour établir un dialogue entre bouddhisme et sciences.
 
Il fonde le “Mind and Life Institut” qui deviendra une sorte de plaque tournante de tout ce qui se fait d’intéressant sur la question, avec un congrès annuel, dont celui de 2003 au MIT (Massachussets Institute Technology) avec le Dalaï lama.
 
Antoine Lutz, chercheur français du CNRS, continu les recherches de Valera après sa mort,ses études vont être remarquées et remarquables.
 
Jon Kabat Zinn, professeur de biologie dans le Massachussets, va dès 1970, développer sa méthode de la pleine conscience, dans un souci de validation empirique des résultats, surtout par rapport aux symptômes du stress, ce qui l’amène à créer des cliniques de réduction du stress dans tout le pays.
 
Des études cliniques de plus en plus poussées ont permis d’observer l’activité cérébrale de méditants et de non méditants à l’aide de techniques comme l’imagerie par résonance magnétique (IRM) et les électroencéphalogrammes. 
Les résultats sont encourageants pour poursuivre ces recherches devenues aujourd’hui internationales. Elles démontrent : 
·        Une concentration et attention plus soutenues 
·        Une amélioration des fonctions cognitives et organiques. 
·        Davantage de pensées de sentiments et «positifs» 
·        Une amélioration du système immunitaire 
·        Moins de rumination mentale
·        Un état de conscience de plus en plus permanent
·        Une diminution des coûts de santé. 
 
Mais n’oublions pas  que la science occidentale prouve et mesure aujourd’hui ,ce qui a été vécu,expérimenté, écrit et enseigné depuis plus de 5000 ans en Orient.


                

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